Deux silhouettes nées d’un même lieu : une usine abandonnée, avec ses murs éventrés, ses lumières filtrées par des verrières poussiéreuses, et cette atmosphère suspendue entre ce qui a été fabriqué et ce qui reste à construire. C’est dans cet espace-là que Mini & Maxi ont été pensées — non pas comme deux pièces séparées, mais comme deux réponses à une même question : comment faire parler la matière ?
Mini — L’Incrustation
La pièce Mini repose sur la technique de l’incrustation : des fragments de tissu incrustés directement dans la structure du vêtement, intégrés à la matière plutôt que posés sur elle. Le résultat est une pièce dense, précise, où chaque insertion est une décision. La surface devient un territoire, le vêtement une carte.
Maxi — Les Soufflets
La pièce Maxi explore une tout autre logique : celle des soufflets, ces inserts de tissu qui permettent l’expansion, le mouvement, le volume. Intégrés aux coutures et aux plis structurants du vêtement, les soufflets lui donnent une présence architecturale — la pièce respire, s’ouvre, occupe l’espace. Ce qui semblait massif devient aérien.
Deux techniques, une cohérence
Incrustation et soufflet : l’une retient, l’autre libère. L’une comprime, l’autre déploie. Ensemble, elles définissent l’équilibre de cette collection — deux façons opposées d’habiter la matière, dans un décor industriel qui leur donne toute leur résonance.
Matières : denim, tissu carreaux, jersey. Techniques : incrustation, soufflets, patchwork structurel.






